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PHOTOSHOP HISTORY

Photoshop est le logiciel d'édition d'image le plus vendu de la planète. C'est un stadard dans beaucoup de métier et la principale source de revenu d'Adobe. Pourtant les débuts de Photoshop furent humbles et si un certain étudiant de l'université du Michigan n'avait pas eu tendance à la toujours remettre les choses aux lendemain, Photoshop n'aurait jamais vu le jour. C'est en 1987 que Thomas Knoll (ci-contre), un élève en doctorat de "computer vision", essaie d'écrire un programme qui permettrait d'afficher des images informatiques en niveau de gris, sur un écran noir et blanc. Le code s'appelait Display.

Knoll programmait sur un Mac Plus, chez lui pour se distraire un peu loin de son doctorat. Comme ce logiciel n'était pas lié directement à sa thèse, il en limita les fonctions aux meilleures uniquement. Il ne pensait pas alors que son programme allait devenir le phénomène connu sous le nom de Photoshop.


Le programme de Knoll attira l'attention de son frère, John (ci-contre), qui travaillait pour Industrial Light and Magic (ILM) à Marin County, en Californie. ILM s'occupait des effets spéciaux de Lucasfilm, la célèbre société d'effet spéciaux fondée par George Lucas. Avec la sortie de Star Wars, Lucas a prouvé que de très bons effets spéciaux, combinés avec des personnages héroïques et un scénario à la shoot'em up, pouvait produire un succes. Dans ce but, John faisait des essais sur ordinateur pour créer des effets spéciaux. Il demanda à son frère Thomas de l'aider à programmer un ordinateur pour créer des images numériques, et Display était un bon point de départ. C'est ainsi que leur collaboration débuta.

John s'est arrangé pour acheter un Macintosh II, le premier modèle en couleur, par le biais de son père, professeur à l'université du Michigan. Avant même d'être lié à son frère, Thomas pris les choses en main et remania le code de Display pour qu'il fonctionne en couleur. Durant les mois qui suivirent, Thomas et John travaillèrent à étendre les capacité de Display. Comme John était pressé, Thomas ajouta la possibilité de lire et écrire divers formats de fichier, pendant que John développa des routines de modification d'image qui devinrent plus tard les filtres de Photoshop. Thomas développa la possibilité unique de créer des sélections à contours progressifs permettant les modifications de zones. Il développa aussi des fonctions comme les Niveaux pour ajuster les tons, la Balance des couleurs, Teinte et Saturation pour régler les couleurs et des fonctions de peinture.

L'ENVIE DE PARTAGER ?

Durant l'été 1988, John pensa qu'ils avaient là les bases d'un produit qu'ils pourraient commercialiser. Thomas était réticent :"As-tu la moindre idée de ce que représente la quantité de travail nécessaire à la création d'une application commerciale ?" demanda-t-il à John. Mais avec son optimisme naïf, John parvint à convaincre Thomas que l'effort serait récompensé. "Je trouverai un moyen de faire de l'argent avec ça", dit-il à son frère. John avait raison, mais Thomas aussi... Beaucoup de travail fut nécessaire. Puis John découvrit une publicité dans MacWeek pour une autre application de traitement d'image, PhotoMac. Il se rendit au Siggraph (Special Interest Group for the Computer Graphics division of the Association for Computing Machinery) pour voir le nouveau logiciel. "Nous n'avons rien à craindre de ce soft", dit-il à Thomas.

PhotoMac manquait de certaines des fonctions principales du produit des frères Knoll. En fait, John fut surpris de la pauvreté des fonctions. Thomas changea le nom de leur logiciel plusieurs fois. Chaque fois qu'il en trouvait un qu'il aimait, il était déjà pris. Puis, durant une démo du logiciel, il confia à quelqu'un quil avait du mal à trouver un nom au logiciel. Le confident lui suggéra Photoshop, et cela devint le nom final.

John commença à prospecter des sociétés qui seraient intéressées pour investir dans Photoshop. Il appela SuperMac, mais des problèmes financiers annulèrent leur accord préalable. Aldus travaillait déjà sur quelque chose en interne. Adobe fut intéressé, mais rien ne pouvait être fait pour l'instant. Thomas restait à Ann Arbor, au Michigan, et améliora encore son logiciel, pendant que John se rendait à la Silicon Valley pour donner des démos du logiciel. Il poussa son frère à ajouter de nouvelles fonctions. John écrivit même un manuel d'utilisation pour le rendre plus accessible.

DES DÉBUTS MODESTES

Enfin, il parvint à atirer l'attention d'un constructeur de scanner. Barneyscan décida que le logiciel serait utile aux utilisateurs de ses scanners. Un accord fut signé, et la première version publique du logiciel fut présenté comme Barneyscan XP. Environ 200 copies du logiciel, maintenant en version 0.87, furent vendues avec les scanners. Pendant ce temps John faisait des demos du programme chez apple. Ce fut un enorme succes. Il demanderent a John de leur laisser quelques copies. Vint alors le premier incident de piraterie. Il semblerait que les ingénieurs aient partagés le programe avec quelques amis. Ensuite, John retourne alors voir Adobe pour une autre démonstration. Russel Brown (ci-contre), le premier directeur artistique d'Adobe, fut très étonné par le logiciel. Il venait de signer un accord de non divulgation d'informaiton avec Letraset, pour voir leur nouveau logiciel de traitement d'image, ColorStudio. Il fut convaincu que Photoshop était mieux.

Le timing est très important. Avec beaucoup d'enthousiasme, Adobe décide d'acheter la licence pour distribuer Photoshop. Nous sommes en septembre 1988 et les frères Knoll et Fred Mitchell, qui se trouve à la tête des Aquisitions d'Adobe, passe un accord oral. Il faudra attendre avril pour que l'accord final soit signé et que la procédure se mette en route. La phrase clé de l'accord était "licence de distribution". Adobe n'achete pas alors complètement le programe, ils attendront plusieurs années, que le logiciel devienne un grand succès. Ce fut ingénieux de la part des frères Knoll que de fonctionner sur un accord de royalties basées sur la distribution.

UN ACCORD HISTORIQUE

Après que l'accord légal fut signé, Thomas et John commencèrent à développer la version commerciale. Adobe décide de conserver le nom Photoshop. Thomas écrit le code de l'application à Ann Arbor, pendant que John développe et écrit des plug-ins en Californie. Certaines personne chez Adobe pense alors que les fonctions que John développent sont des gadgets et ne croient pas à une application sérieuse.

Ils voient alors le logiciel comme un outil de retouche, pas d'effets spéciaux, alors John du trouver un moyen de les attirer vers le logiciel. Ces plug-in sont devenus un des aspects les plus puissants de Photoshop. Entre avril 1989 et la sortie officielle du logicicel début 1990, le développement continue, sans beta testeurs officiels. Chez Adobe, Russell Brown et d'autres personnes travaillant sur le programme font quelques suggestions.

Thomas écrit et réécrit le code, pendant que John, Russel et Fred le pousse à ajouter encore d'autres fonctions. John avait le truc pour motiver Thomas à faire des améliorations. Enfin, en février 1990, Photoshop 1.0 sort. Il y a alors quelques bugs dans le programme et la plupart des gens bénéficient rapidement de la version 1.0.7. Malgré cela, Photoshop fut un succès, écrasant la concurrence - principalement ColorStudio - grâce à son code très bien écrit et son interface facile à utiliser.

Photoshop possède alors des fonctions qui manquent aux autres softs et le timing de sortie était excellent : juste au moment où la révolution de la publication assistée par ordinateur se fait. Photoshop était là au bon moment pour prendre l'avantage. (Bien sûr, il faut posséder un ordinateur Apple). Adobe a également une arme secrète : Russell Brown. Sa première démonstration publique de Photoshop a eu lieu au Mac Summit à Santa Barbara en 1990. Il avait le truc pour montrer que Photoshop était facile à utiliser et amusant, produisant des démos pleines d'humour utilisant les fonctions de Photoshop. Les personnes qui assistèrent aux démos firent passer le mots au sujet de ce tout nouveau, et cool, produit.

LA CONCURRENCE

Pourtant, Photoshop 1.0 a encore besoin d'amélioration. Même s'il est facile à utiliser, ColorStudio, qui est développer par Fractal Design, possède quelques fonctions que Photoshop n'a pas encore... Cependant, à son désavantage, Letraset a positionné ColorStudio dans une logique de marché vertical : un outil spécialisé pour un usage précis. Adobe, au contraire, positionne Photoshop comme un outil facile à utiliser pour toute personne possédant un Mac. MacWorld publie même un article comparatif sur Photoshop et ColorStudio. John Knoll, qui travaille sur Photoshop et Marc Zimmer de Fractal Design qui travaille sur ColorStudio, publient une séries d'exercices de retouche et de compositing. Photoshop est vu comme le grand gagnant, et Marc Zimmer se plaind que le test n'était pas juste. John est un artiste alors que Zimmer est "juste un programmer". Avec le développement et la sortie de Photoshop 2.0, Adobe est clairement devenu un standard de l'industrie.

Thomas Knoll a été le seul ingénieur sur le développement. Adobe avait besoin de plus d'ingénieur. Il voulait que Photoshop 1.0 tienne sur une disquette de 800 k. Ils embauchèrent Mark Hamburg (ci-contre), diplomé également de l'université du Machigan, qui eu un entretien durant le mois où Photoshop 1.0 est sorti. Mark a travaillé à Ashton Tate, où il a implémenté les tracés et courbes de Bézier pour Full Write.

AMÉLIORATIONS

Les tracés était une fonction que Adobe voulait ajouter dans la version 2.0 de Photoshop et Mark fut désigné comme le "Path Man" (l'homme tracé") pour la version 2.0. Lorsqu'il travaillait avec Thomas à Ann Arbor, Mark a commencé à développé la version 2 à Mountain View (la première adresse d'Adobe, ci-contre. A Paris, Adobe est basé au 7eme étage de la tour Montparnasse)). Les fonctions principales de la version 2.0 de Photoshop fut la pixellisation des fichiers Illustrator (le logiciel de dessin vectoriel de Adobe), le support des couleurs CMJN, la bichromie et l'outil Plume. La première participation d'Hamburg à Photosshop fut sa demande concernant la RAM : passer de 2 à 4 Mb.

Apparemment cette petite amélioration aida grandement à la stabilité et aux performances du programme. Steven Guttman (ci-contre), à présent CEO de Halfbrain.com, devint le premier responsable produit de Photoshop et commença la tradition des noms de codes aux versions beta. La version 2.0, Fast Eddy, a apparement été nommé de la sorte en rapport avec le personnage du film The Hustler (peut-être aussi pour son cycle de développement si rapide).

Photoshop 2.0 sort en juin 1991. Le fait d'ajouter le support du CMJN dans la version 2.0 réveilla l'industrie de l'impression qui soudain lui porta intérêt. Photoshop 2.0 mis un turbo à la révolution de la publication assitée par ordinateur en mettant entre les mains des utilisateurs les fonctions de séparations. Les ventes montèrent en flèche.

ENFIN POUR WINDOWS !

Le développement continua et d'autres ingénieurs furent engagés, dont Kevin Johnston. Le développement de la version suivante ne fut pas simple. Adobe décidé qu'une version Windows devait être développé en plus de la verison Mac. Guttman partagea la gestion du produit en deux équipes. L'équipe Mac avec à sa tête Jeff Parker, et l'équipe Windows dirigée par Bryan Lamkin (ci-contre).

Le développement progresse alors doucement et nécessite la totale réécriture du code original de Thomas Knoll. La version Windows de Photoshop était comme un logiciel complètement séparé. La version Mac porte le nom de Merlin et la versin Windows Brimston. Adobe décida ensuite de numéroter cette version 2.5. La raison pour laquelle le marketing décidé de ne pas l'appeler version 3.0 n'était pas très claire. En général les versions .5 ne se vendent pas très bien car elles sont perçues comme des mises à jour mineures.D'importantes nouvelles fonctions furent ajoutées, notament les palettes et le support des fichiers 16 bits. Cependant, la version 2.5 est surtout connue pour être la première version Windows. Photoshop pour Windows a un concurrent : Aldus PhotoStyler. Les utilisateurs de Windows peuvent maintenant utiliser Photoshop, mais la liste des nouvelles fonctions était assez courtes.

PROBLÈME DE MÉMOIRE

Il a eu aussi un retour du marché immédiat car quelque chose n'allait pas au niveau du support de la mémoire. Le support technique essaie alors de traquer le problème. Hamburg est si déterminé a fixer le probleme qu'il fait même des offres internes. Lorsque le bug de la mémoire est localisé et éliminé, la première version stable dévient la 2.5.1. Cette version fut importante par le fait qu'elle fut la première à fonctionner avec les puces des Power PC, les nouvelles puces d'Apple, plus rapides. Zalman Stern fut le premier a écrire le code d'accélération du Power PC, qui fut implémenté comme plug-in.

Avant même que la version 2.5 ne fut terminée, le travail commença sur la version 3.0, nom de code Tiger Mountain. Cette nouvelle version allait intégrer une nouvelle fonction capitale : les calques. Pendant ce temps, Thomas travaillait avec Hamburg et Johnston sur les autres nouvelles fonctions de la version 3.0, avec l'aide de quelques ingénieurs spécialisés.

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